Les Coquillages en Baie

Dans la baie du Mont-Saint-Michel, les deux catégories de coquillages sont présentes :

  • les fouisseurs tels que la coque, la palourde ou la praire
  • les non fouisseurs : l’huître et la moule.
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La qualité sanitaire des coquillages est très directement liée à la qualité de l’eau dans laquelle ils vivent. En effet, les coquillages filtrent de grandes quantités d’eau (environ 30 litre/jour pour une moule et 15 litre/jour pour une huître) et retiennent  le plancton nécessaire à leur croissance mais au passage, ils concentrent également les polluants présents dans l’eau. A ce titre, ce sont de très bon indicateurs de la qualité de l’eau. On dit qu’ils sont « intégrateurs » car ils conservent plusieurs jours dans leur chair les traces des pollution passagères.

Les principales espèces pêchées dans la Baie

NOMS Taille Réglementaire  Quota de capture
Clams 4.5 cm  ?
Coques 3 cm  3 Kg
Coquilles St Jacques 10.2 cm à l’Ouest Cotentin
11 cm au Nord et Est Cotentin
 30 unités
Couteaux 10 cm  Non limité
Huîtres plates 6 cm  5 Douzaines
Huîtres creuses 5 cm  5 Douzaines
Mactres 2.5 cm  100 unités
Moules 4 cm  3 Kg
Olives de Mer 2.5 cm  ?
Palourdes 4 cm  3 Kg
Praires 4 cm  3 Kg
Amande de mer /  100 unités
Pétoncles 4 cm  Non limité
Bulots 4,5 cm 3 Kg
Vénus 2.8 cm  ?

 Organisation de contrôle

Le suivi des coquillages de pêche récréative est exercé par les services santé/environnement des délégations territoriales de l’ARS. Il s’intéresse actuellement aux bivalves filtreurs.
Compte tenu de leur physiologie, ces coquillages constituent un bon indicateur du niveau de contamination du milieu. En effet, ces mollusques filtrent, pour se nourrir, de grande quantité d’eau et concentrent dans leur chair de nombreux éléments pouvant être préjudiciables pour la santé du consommateur.

http://www.zones-conchylicoles.eaufrance.fr/zconchy/frontend_dev.php/atlas/

Au regard des éléments fournis à l´occasion de la révision de l´arrêté préfectoral portant classement des zones de production des coquillages vivants pour la consommation humaine dans le département de la Manche, le secteur Est de la baie a été classé B pour la production des bivalves fouisseurs (Arrêté préfectoral du 27/08/2010).

La réglementation (décret n° 94-340 du 28 avril 1994) précise que  » dans les zones de production, la pêche des coquillages vivants destinés à la consommation humaine ne peut être pratiquée à titre non professionnel que sur les gisements naturels situés dans des zones A ou B « .

BN

Suivi Bactériologie Basse-Normandie

BRETAGNE

Suivi Bactériologie Bretagne

Les points d’observation et de surveillance du littoral sont visibles sur le site Ifremer.

Contrôles sanitaires

Le contrôle sanitaire des produits de la pêche récréative limité jusqu’en 1997 au suivi bactériologie des coquillages filtreurs, a été étendu depuis à la recherche des métaux et de la radioactivité.
Pour le département de la Manche, l’ensemble des analyses est assuré par le laboratoire départemental d’analyses de SAINT-LÔ.
La fréquence des prélèvements est adaptée au risque sanitaire mais généralement elle est mensuelle. Les prélèvements en Bretagne sont réalisés par le laboratoire IFREMER de Dinard. Les analyses sont réalisées par le laboratoire CVPA de Saint-Malo.

Le suivi Microbiologique :

Le suivi sanitaire des coquillages de pêche récréative est réalisé depuis près de 30 ans. D’abord limité à la période estivale, il est assuré toute l’année depuis une quinzaine d’années selon une fréquence mensuelle pour la surveillance microbiologique. Les résultats enregistrés au cours des précédentes campagnes de suivi sanitaire du littoral (eaux marines et coquillages) ayant montré la vulnérabilité des zones littorales proches des havres, au moment des marées de vives eaux.
L’observation de nombreux pêcheurs à pied sur le littoral de Champeaux a justifié la mise en place d’un point de surveillance supplémentaire en 2006. Différents coquillages et crustacés y sont pêchés ; la surveillance sanitaire porte sur le gisement de moules.

Selon le type de contaminants (microbiologiques, chimiques…) véhiculés par les apports terrestres et les particularités physiologiques des coquillages, on distingues plusieurs types de risques sanitaire liés à leur consommation :

  • des infections à court terme parmi lesquels figurent les infections microbiennes liées à la présence de bactéries (les salmonelles => troubles gastroentériques) et de virus.
  • des dangers à long terme tels que les effets toxiques liés aux micropolluants chimiques. Ils ont la propriété de s’accumuler dans la chaîne alimentaire et présentent un risque pour l’homme.

Fiche bilan sur le risque sanitaire indiquant la qualité du gisement et son classement :

Saint-Benoît

Saint-Benoît

Biez Est

Biez Est

Vildé

Vildé

Voir le site de pêche à pied responsable d’Ille et Vilaine

 La Mytiliculture

Aujourd’hui, environ 4 000 tonnes d’huîtres creuses sont produites chaque année sur 400 ha de parc découvrant entre Le Vivier sur Mer et Cancale. On assiste également au retour de l’huître plate sur les 1 000 ha de concessions en pleine mer. Avec 1 500 tonnes annuelles, la baie est le premier centre producteur d’huîtres plates de France.

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Cancale – Photo de Laurent Travert