Inondations, submersions marines et érosion du trait de côte

Inondations

Les inondations peuvent avoir quatre origines principales :

  • une montée des eaux par débordement de nappe en saison hivernale très pluvieuse 
  • un fort ruissellement lors des pluies d’orage sur un sol sec (en été principalement)
  • Une crue des rivières suite à des pluviosités exceptionnelles.
  • Les submersions marines

Les deux premières sont difficiles à maîtriser et la seule solution reste l’attente de la baisse naturelle des niveaux d’eau.
En ce qui concerne les crues des rivières, des solutions existent pour les limiter voire les éviter :
Il s’agit tout d’abord de ne pas autoriser de constructions dans le lit majeur des cours d’eau, dans les fonds de vallées et d’éviter les imperméabilisations à outrance dans les agglomérations.
Il faut également prévoir tout au long du cours d’eau des champs d’expansion des crues, zones naturelles de niveau très bas, proche du lit principal, qui permettront provisoirement de stocker les excès d’eau avant de les restituer à la rivière. Ces stockages permettent d’étaler la crue et d’éviter ainsi d’atteindre des niveau d’eau trop élevés.
Certains barrages sont également construits en amont de grandes agglomérations avec pour rôle d’écrêter les crue. Ce n’est pas le cas des barrages de la Sélune.

P1010527

la Sélune à Ducey – photo SM Bassin de la Sélune

Ducey inondation 1910A Ducey, les inondations existaient avant les barrages…

Elles existent avec les barrages…
Et des aménagements bien pensés au niveau de la restauration de la Sélune auront certainement plus d’effet sur les crues que les barrages actuels.

Les submersions marines

Dans la Baie du Mont-Saint-Michel, la problématique de submersion marine est particulièrement préoccupante.

topo3Le schéma ci-dessus, réalisé par M. Auguste Bourdais, Président de l’Association Syndicale des digues et marais de Dol, montre le rôle prépondérant de la digue sur la protection des espaces, des biens et des personnes. En effet, le niveau du sol au pied de Dol de Bretagne (à droite) se trouve à la cote -6m du niveau des plus hautes eaux marines (trait bleu). C’est la topographie inversée qui caractérise ce vaste secteur qui s’étend du Couesnon à l’Est à Chateauneuf d’Ille et Vilaine à l’Ouest.

Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) prévoit à moyen terme l’élévation du niveau de la mer.

DSCN5498

Digue de la Duchesse Anne à Cherrueix

Cette élévation, à laquelle s’ajoutent les problèmes de vetusté obligent l’Association à prévoir dès à présent des travaux de consolidation et surélévation de la Digue de la Duchesse Anne.
De plus, il faut un entretien pointilleux des ouvrages d’évacuation d’eau pour permettre une gestion des niveaux d’eau optimale dans le marais.

Érosion du trait de côte

Depuis de nombreuses années, les phénomènes d’érosion du trait de côte sont récurrents sur la façade Est de la baie.
Les dunes de Dragey ont subi les attaques de la mer et semblent aujourd’hui dans une légère phase d’accrétion qui peut néanmoins être temporaire.

C’est à Saint-Jean le Thomas que les problèmes se font prégnants. La dune s’effondre est le transport sédimentaire marin ne permet pas d’assurer une recharge suffisante de la plage. Les fonds marins datant de 4 000 ans réapparaissent faute de sable.

Les sédiments marins non renouvelés – Saint-Jean le Thomas

Vue générale Saint-Jean le Thomas

Face à ce déficit, des expérimentations d’épis perpendiculaires à la côte sont en cours, mais le déficit sédimentaire est tel qu’aucune recharge ne se produit.
A l’heure où des habitations risquent d’être menacées par la submersion marine, d’autres solutions devront peut-être être envisagées.
Parmi ces solutions, la mise en place de digues de second rang, voir, dans des cas extrêmes la solution de repli stratégique.

Épis expérimental – Saint-Jean le Thomas

L’épis doit bloquer le sable devant la dune – Saint-Jean le Thomas

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *